La France est mal partie !

Pour relancer l’économie, il faut :

 

– En priorité jouer sur la consommation, et donc sur les revenus des français. Le blocage du point de la fonction publique, la rigueur salariale et les suppression d’emplois sont malheureusement catastrophiques pour la consommation. C’est pourtant, de loin, le premier moteur de la croissance.

 

– Ensuite jouer sur l’investissement, en ne versant des aides aux entreprises que si elles investissent ou embauchent, et en développant les investissements publics (malheureusement on fait l’inverse…).

 

– Et en dernier lieu, rééquilibrer notre balance commerciale, notamment en améliorant notre compétitivité . Mais ce  point ne joue que pour 0,2 % sur la croissance !

Le cadeau de 50 milliards donné sans contre-partie aux entreprises n’aura donc pratiquement aucun impact positif direct sur la croissance.

 

Par contre son financement par la rigueur aura un impact fortement négatif sur la croissance en restreignant la consommation et les investissements des ménages et des administrations publiques.

« La persistance d’un chômage très élevé et les 16 milliards d’euros d’ajustement budgétaire prévus en 2014 ne peuvent que peser sur le pouvoir d’achat et la consommation. »

 

M.L

Pour comprendre d’où vient la dette….

 

Un article intéressant à lire pour comprendre l’évolution de la dette publique :

 

http://france-inflation.com/dette_publique_france_1950.php

 

 

Grève du 15 mai

SUD RURAL avec SOLIDAIRES encourage toutes les initiatives

Le 15 mai 2014

Les organisations

CFDT – CFTC – CGT – FA-FP – FSU – Solidaires – UNSA

se mobilisent avec les agents pour dire

« STOP »à la baisse du pouvoir d’achat

Ensemble, nous exigeons :

1 – Des rémunérations revalorisées.

2 – Des emplois publics de qualité correspondant aux besoins.

 

1 – Des rémunérations revalorisées

La politique d’austérité fait peser, depuis des années, une contrainte lourde sur les rémunérations des agents dans la Fonction publique :

· Blocage de la valeur du point d’indice, ralentissement des avancements, stagnation des grilles indiciaires.

· La politique salariale privilégie l’individualisation des rémunérations au détriment du dispositif collectif. La part des primes et indemnités augmente par rapport au traitement de base.

Les organisations syndicales revendiquent :

· Une revalorisation immédiate du point d’indice

· La refonte de la grille pour une meilleure reconnaissance des compétences et des qualifications

· L’intégration d’une large partie des primes dans le traitement indiciaire

2 – Pour la qualité de l’emploi public

Dans toute la Fonction publique, les conditions de travail n’en finissent plus de se dégrader. Les abandons de mission, les suppressions d’emploi, la détérioration des conditions matérielles font perdre le sens du travail et créent des situations intenables pour les agents.

Les organisations syndicales dénoncent la précarisation de l’emploi public et la multiplication des emplois à temps incomplet.

Le pouvoir d’achat des agents ne cesse de baisser !

Les inégalités de traitements s’accroissent et menacent la cohésion des collectifs de travail

Quand la qualité du travail baisse, c’est la qualité du service public rendu qui est sacrifiée.

Elles revendiquent :

· Des emplois pour faire face aux besoins

· Le développement des garanties pour les contractuels

· Des perspectives de carrière et de mobilité pour tous les agents

· La possibilité d’exercer des missions de service public dans des conditions décentes.

Pour tous et partout sur tout le territoire, des services publics efficaces qui répondent aux besoins d’aujourd’hui et qui anticipent ceux de demain.

Absence de concertation

Différentes remontées ont eu lieu auprès du conseil régional d’Auvergne qui gère les ouvertures et les fermetures de formation. Ils sont largement friands de ces décisions (affichage, adéquation purement économique des  décisions avec les entreprises mais quid de la motivation des apprenants, de la cohérence inter-régionale, de la gestion des personnels!)

Pour info les CCREFP se réunissent et décident sans aucune représentativité des personnels de l’enseignement agricole public !

Un pur scandale dénoncé dans le cadre d’un courrier :

 Lettre CCREFP 04-04-2014

Esprit de solidarité

La réussite collective doit être valorisée. La réussite individuelle est très rare dans les domaines économiques et sociaux. La rentabilité d’une entreprise n’est jamais liée à un seul homme, mais à des équipes. Même pour un entrepreneur qui est seul, sa réussite est liée à ses fournisseurs, ses clients, son environnement technique, social, économique, etc.

Bill Gate n’aurait jamais pu faire fortune grace à l’informatique dans un village africain sans électricité ! D’ailleurs, dès le départ, il n’était pas seul, mais avec son ami Paul Allen.

Non, la réussite n’a pas besoin de compétition ni de concurrence. Elle peut heureusement être aussi le résultat d’actions basées sur l’entraide, la solidarité, la coopération.

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L’esprit d’entreprise n’est pas forcément lié au capitalisme, à l’esprit de compétition, à la concurence.

L’économie solidaire (avec les associations, coopératives, mutuelles, ONG….) est la preuve de la possibilité de conjuguer  esprit d’entreprise et équité. Cela est très différent du collectivisme !

http://www.economie.gouv.fr/ess-economie-sociale-solidaire

http://www.economiesolidaire.com/

 L’insécurité augmente mécaniquement avec les inégalités et la compétition. La misère nait des inégalités. Les inégalités sont néfastes à l’économie et freinent sa croissance.

Ce n’est pas des gauchistes qui le disent, mais le FMI  :  http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/26/1827603-fmi-appele-attaquer-montee-inegalites.html

La compétition et la concurence totale, c’est la loi de la jungle. L’Homme y est peu en sécurité !

 

Vouloir sortir du lot est louable, à condition que ce ne soit pas en écrasant les autres.

Surtout, il y a mille façons de sortir du lot autrement qu’en gagnant plus que les autres. Les Hommes qui ont le plus marqué  l’Histoire l’ont rarement fait grace à leur richesse matérielles : Gandhi, Luther King, Mandela pour ne citer que les plus grands sur le plan politique. Sur les plans artistique ou littéraire, les plus grands sont souvent morts dans la misère. M. Arnault, Mme de Bettencourt laisseront-t-ils une trace dans l’Histoire ? J’en doute. An contraire, Beaudelaire, Mozart, Van Gogh… resteront célèbres encore des siècles.

 

Les tricheurs et corrompus sont plus nombreux dans une compétition que dans une action solidaire. Plus les inégalités sont fortes, plus les places « au soleil » sont rares, et plus les gens sont prêts à tout pour y arriver.

 La meilleure sécurité s’obtient lorsque les inégalités sont faibles et les relations basées sur la coopération et non pas la concurrence.

Dans les villages où la solidarité existe encore, les « braves gens » laissent sans problème leur « porte toujours ouverte ». Mais, je vous l’accorde, la montée de l’individualisme, de la concurrence, de la compétitivité fait que cela devient de plus en plus rare.

Dans les pays pauvres, à la campagne, il est rare que les portes puissent fermer à clé. Mais l’esprit de solidarité et d’entraide y est beaucoup plus fort que chez nous.

par Michel Laferrière

Conditions de travail dans la fonction publique

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Solidaires ne cautionne pas ce texte et a refusé de signer cet accord pour de multiples raisons (Argumentaire_Solidaires) :

– l’absence de condamnation claire des politiques menées dans le cadre de la RGPP et des dégâts qu’elles ont causé sur la santé et les conditions de travail

– le manque de volonté affiché d’agir véritablement sur les causes des risques psychosociaux et donc de transformer les organisations du travail devenues pathogènes du fait d’une succession de réorganisations, de restructurations des services, des suppressions d’effectifs, des politiques d’objectifs, de transformer les méthodes d’encadrement….

 

SRE agite le CTM du 4 mars…

 

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la Déclaration liminaire faite par nos élus lors du CTM du 4 mars 2014.

 

Enjeux sociaux, environnementaux et écologiques

La crise écologique est le produit d’un mode de développement productiviste, légitimé par l’idéologie de la croissance, mis en oeuvre depuis la révolution industrielle, pour la recherche du maximum de profits pour un petit nombre et en épuisant rapidement les ressources naturelles. Cette crise du régime d’accumulation du capitalisme néolibéral se combine avec une crise écologique majeure qui la dépasse et l’englobe. Le libre-échange généralisé et l’accélération d’une nouvelle division internationale du travail ont entraîné une « bulle commerciale » Cela s’est traduit par une explosion des transports polluants, notamment routiers, maritimes et surtout aériens, favorisée par des politiques fiscales, sociales et des investissements en infrastructures routières… à l’inverse du discours pour la défense de l’environnement. Les politiques de déréglementation et de privatisation, en accroissant encore le champ d’action du capital, et en refusant toute limite à son déploiement, ont considérablement aggravé la crise écologique.

L’environnement: c’est l’affaire de nous tous dans nos métiers, notre quotidien.

La prise de conscience est incontestable et sans ambiguïté à SUD RURAL EQUIPEMENT sur les enjeux sociaux, environnementaux et écologiques alors que la dégradation écologique est de plus en plus forte depuis ces vingt dernières années.

Pour retrouver l’intégralité de notre résolution sur les enjeux sociaux, environnementaux et écologiques, télécharger le document :

Resolution écologie issue du congrès 2012

Enseignement Agricole Public

Issu du CONGRÈS SUD RURAL ÉQUIPEMENT 2 0 1 2 –

 

SUD RURAL EQUIPEMENT revendique :

Pour L’Enseignement Agricole Public :

Depuis le dernier congrès, la situation de l’EAP s’est encore dégradée.

Certes, l’Enseignement Agricole Public existe toujours mais à quel prix?

Sud Rural Équipement revendique un enseignement public ouvert à tous ceux qui le souhaitent et qui permette, de façon égalitaire sur tout le territoire, la réussite de tous les apprenants.

1) Une véritable reflexion sur les objectifs de l’EAP à long terme .

La multiplication des projets et des schémas d’orientation – aux plans national-régional-local – donnent l’impression d’un dialogue social, alors qu’ils ne font que diluer les responsabilités, permettre à l’État de se désengager et faire gérer par les acteurs les déficits budgétaires.

Cette réflexion doit s’inscrire dans les nouveaux enjeux sociaux, environnementaux, écologiques. Il faut inverser la logique « Budget/Projets » en « projets/budgets ». SRE réclame de nouveau un rééquilibre entre enseignement Public et Privé.

2) SRE revendique la suppression des différences entre LEGTA et LPA ;

Les établissements doivent demeurer le lieu de formation associant les trois filières dans la complémentarité. Les fusions et rattachements posent de nombreux problèmes entraînant parfois des suppressions pures et simples.

3) Lutter contre la « paupérisation intellectuelle »:

– Revenir sur la réforme du Bac Pro 3ans : cette réforme n’a été instituée que pour faire des économies et s’avère préjudiciable pour un bon nombre d’élèves (comme nous l’avions dit lors de sa mise en place). Il est nécessaire de revenir à une formation en 4 ans.

– Redonner au BEPA la valeur d’un diplôme professionnel.

– Offrir aux élèves de toutes les filières des options culturelles.

– Une classe = une filière.

– Supprimer les plafonds d’effectifs élèves et ré-instaurer les nécessaires dédoublements.

– Ne pas faire « de mauvaises copies » des réformes de l’EN, par exemple, oui aux langues étrangères mais avec le même nombre d’heures qu’à l’EN et avec dédoublements.

– Maintenir les 4ème-3ème avec des moyens et l’accompagnement nécessaire compte tenu des publics difficiles accueillis.

4) Supprimer les « postes fantômes » et les postes réservés aux contractuels

– Arrêt des suppressions d’emplois et créations d’emplois.

– Remplacement de tous les personnels quelle que soit leur tâche (voir Résolution Emploi)

– En cas de MIS (Mutation dans l’intérêt du service), appliquer des barèmes tels qu’à l’EN (ce qui éviterait aux personnels mutés d’être toujours les derniers dans l’établissement)

– SRE réclame une nouvelle refonte des grilles horaires des enseignants tenant compte réellement de la totalité des référentiels( en particulier des innovations pédagogiques)

– Le refus des heures supplémentaires.

5) L’accueil des élèves en situation d’handicap

Leur intégration n’est possible qu’avec des moyens et surtout des professionnels formés. Il faut arrêter les « bricolages » qui créent des situations de difficultés importantes pour les élèves et aussi pour les personnels.

6) L’ouverture de concours dans toutes les disciplines et une révision profonde de la formation des stagiaires

7) CFA-CFPPA

– Respect du protocole de 1998 dans toutes les régions

– Le statut de fonctionnaire

 

Pour l’enseignement supérieur :

1) Le maintien des EPESAV et de leur identité dans un processus de coopération extérieure possible et souhaitable sur les plans scientifique et académique, sans dilution de la représentation des personnels et sans dégradation statutaire, et avec maintien et revivification du SNA à l’EAP.

2) Motions spécifiques contre le déménagement à Saclay pour APT et pour le maintien avec des moyens suffisants de la Bergerie Nationale CEZ de Rambouillet, ne serait-ce que par rattachement à APT, délocalisé à Saclay ou non (proximité relative de Saclay ou de Grignon).

3) Prise en compte des problèmes spécifiques des EC et assimilés (statut I ou autre) : charges et modulation des services, question des heures complémentaires, sur une base nationale pour l’essentiel et sans laisser une autonomie absolue aux établissements. Promotion de toutes les revendications unitaires de l’ensemble des agents titulaires et contractuels des EPESAV.

4) La réduction du nombre de statuts d’enseignants de langues vivantes et l’alignement sur la condition catégorielle la plus favorable.

5) Rejet par principe de la rémunération des heures complémentaires des EC, au profit d’une politique de maintien des postes et de lutte contre la dégradation des conditions de travail ; dans un souci de compromis intersyndical, SRE peut accepter une rémunération plafonnée à 220 HETD (soit un maximum de 28 HETD supplémentaires), ceci devant devenir une règle nationale applicable partout, APRES généralisation de la transparence des déclarations HETD au moins au niveau des Départements.

6) SRE ne rejette pas les restructurations des EPESAV dans leur principe, mais est opposé à des méga-structures qui diluent la représentation des personnels dans les instances dirigeantes et font perdre aux établissements leur connexion avec le ministère de tutelle et leur fonction de service national d’appui à l’enseignement agricole professionnel.

7) SRE ne rejette pas la « masterisation » dans son principe, mais est opposé à la dérive mercantile qu’elle tend à induire (frais d’inscription élevés) ainsi qu’au risque de mélange obligatoire des deux publics, qui n’ont pas le même niveau à l’entrée.

8) Plafond d’emploi : incohérence entre postes disponibles et plafond d’emploi.

Libre échange, vrai leurre…

Enfin quelque chose concernant les accords de libre échange transatlantiques.

 

Une petite lecture, une petite signature pour réveiller l’Europe avant qu’il ne soit trop tard…

 

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/tafta-voulons-pas-698.html

Solidairement.